La genèse, pour mieux me connaître

Mes deux premiers articles ont suscité pas mal de réactions, et parmi elles, la récurrente « mais tu vas faire quoi finalement ?! » Et oui, je parle de reconversion, sans finaliser mon coming-out ! Pourquoi ? Parce que finalement, ce n’est pas si simple. Je ne sais pas où ce voyage va m’emmener. Je sais juste que j’emprunte la route. Mais pour comprendre, il vous faut connaître mon cheminement !

Je suis une habituée des revirements

Je suis passée de première S à première L option arts plastiques, en redoublant volontairement. J’ai compris subitement ce que je voulais, ce à quoi j’aspirais, et je ne l’ai jamais regretté, malgré les nombreuses mises en garde (Jamais tu ne pourras rien faire de ta vie !)

J’ai intégré une classe préparatoire aux écoles d’arts, sur concours, pour tenter de devenir styliste. Finalement, cette ambiance artistique m’a tellement plu que je n’ai pas passé les concours des écoles de stylisme et leur ai préféré les beaux-arts.

J’ai changé d’école pour voir autre chose, ce qui m’a amenée jusqu’à Dijon, et j’ai été bien déçue. Enseignement pas à la hauteur, manque d’émulation, mentalité élitiste et misogyne, copinage … Une panne totale dans ma créativité, qui n’a pas résisté à un environnement non bienveillant. Ajoutez à cela un accident de la voie publique, qui m’immobilisa un trimestre, et nous voilà arrivés à la catastrophe. Un clash, un jour, une agression publique, une humiliation. Je n’ai jamais pu retourner dans cette école. C’est mon seul regret : ne pas avoir fini les 6 derniers mois qui menait au diplôme national d’arts plastiques (DNAP) niveau bac+3.

Je ne me suis pour autant pas laissée démonter, mais, échaudée par le milieu et les écoles, j’ai repris un BTS Communication des entreprises par le CNED, pour ne pas retourner dans un lycée, après 3 ans et demi de Beaux-Arts, difficile. Gros challenge. Deux ans de boulot, d’autodiscipline. Seule sans l’être, grâce à un bon accompagnement, et grâce à un forum d’étudiants qui m’a vraiment aidée à rester dans la dynamique. J’ai cherché et trouvé mes stages seule, et, étant totalement libre de choisir mes périodes de stage, je n’ai finalement eu que l’embarras du choix, et des expériences longues et enrichissantes : Au lieu des 6 semaines obligatoires par an, j’ai fait 8 semaines annuelles.

Un de ces stages a abouti à mon premier emploi, que j’ai pris, en CDD à temps plein, en parrallèle de mon BTS. Deuxième challenge et pas des moindres, mais quelques mois après, diplômée, j’étais gonflée à bloc pour retrouver un nouveau travail et poursuivre en licence information et communication, à distance également.

De fil en aiguille j’ai obtenu ma licence et eu plusieurs petites expériences, qui m’ont amenée à mon travail actuel, cela fera 10 ans en mars.

Je m’ennuie

Je sais c’est un gros mot et je ne devrais pas l’écrire aussi gros. Je ne m’attarderai pas sur mon travail actuel : je suis dans la fonction publique territoriale, non titulaire, mais, comme les fonctionnaires, j’ai un devoir de réserve.

Ce travail qui, au début me plaisait tant, m’a peu à peu ennuyée : impossibilité de prise d’initiative, peu de possibilité d’évolution, un travail réduisant mes compétences, peu de contacts sociaux (toute la journée derrière mon ordinateur…) Pour vous dire : je connais le nom de beaucoup de mes collègues, mais je ne suis pas capable de les reconnaître si je les croise, nos contacts étant souvent limités au téléphone ou aux courriels.

J’ai longtemps tenu grâce à mes conditions de travail : 35h, RTT, jours enfants malades, possibilité de gérer ses horaires, une paye confortable, les avantages du CE… Clairement je ne trouverais pas mieux ailleurs et je me voilais la face pour tenir.

Et puis, un jour, ces avantages ont été rattrapés par une réalité : A être enfermée dans ce carcan, je ne me sentais plus capable de rien. J’avais peur de tout : de l’inconnu, de la nouveauté… Une fusion par dessus et paf : ce qui me faisait tenir n’existait plus. Je n’ai plus envie d’y retourner, il fallait que je change. Changer de travail dans le même secteur ? Non, je suis usée de la communication. Je n’y crois plus. Je me sens inutile. Je trouve mon travail tellement superficiel.

Et après ?

Attention teasing ^^ >>> Vous le saurez dans le prochain article !

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5 réflexions sur “La genèse, pour mieux me connaître

  1. As-tu déjà songé à passer à mi-temps pour développer tes idées de projets personnels (et aussi pour avoir plus de temps pour toi)? Cela te mettrait aussi dans un nouveau contexte et ces journées de liberté te donneraient plus de ‘fureur’ de vivre tes rêves ce qui pourrait t’inspirer..

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  2. Prochain article.. où est t’il ? ^^ C’est super intéressant votre parcours, j’ai hâte de lire la suite. Belle plume et douce écriture, c’est très agréable de vous lire. Au plaisir. Marie.

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