L’épanouissement par le travail, un mythe ?

C’est une réflexion que je partage aujourd’hui, aux vues de mon parcours et des témoignages que je lis çà et là. Le développement personnel dans le labeur est-il réellement possible ? Doit-on faire le deuil de ce mythe et aller chercher notre épanouissement ailleurs ?

Un conditionnement

Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai été élevée comme cela. On m’a toujours demandé ce que je voudrais faire plus tard, ce qui me donnerait des paillettes dans les yeux. On m’a toujours encouragée à faire quelque chose qui me plairait. On m’a toujours dit que bien travailler à l’école me permettrait de faire un travail que j’aime. Et je le dis aussi à ma fille aujourd’hui. Bref, on m’a vendu l’épanouissement par le travail.

Un leurre ?

Et pourtant, passé les 2-3 premières années de vie professionnelle, où le challenge d’y arriver, où la découverte de l’univers professionnel renforce l’intérêt, ben… Si on est dans un travail routinier, on tourne vite en rond. Enfin, moi. Alors oui ça a un côté confortable, mais… On fini par s’encroûter dans son fauteuil à roulettes…

Globalement, autour de moi, dans les 30-40 ans, rares sont les gens qui s’éclatent au travail. La pression permanente, les objectifs, le manque de sens profond, l’absence d’humanité dans le management, les conditions de travail qui se durcissent réellement ces dernières années… Et les salaires bas… Tout ça participe à une démotivation, un désintérêt du travail, des burn-out, bref, tout sauf ce qu’on nous a toujours vendu, de la maternelle à la fin de nos études.

Et si c’était le décalage, le problème ?

Mais si le problème était justement qu’on essaye de nous vendre un truc qui n’existe pas ? C’est toute l’histoire d’une idéologie par le travail… Le travail est essentiel à notre survie, à la survie de notre société, telle qu’elle est conçue aujourd’hui. Le travail, son profit, la consommation toussa… Alors, bien-sûr, il faut nous motiver, et ce n’est pas en nous disant qu’on va se former pour en chier plus de 40 ans qu’ils vont y arriver… Finalement, on déchante encore plus. On parle des générations X et Y, difficiles à driver en entreprise, mais est-ce que ce ne sont pas les premières pour qui ce fameux mythe s’effondre ? Quand mon père a commencé à travailler, son salaire a doublé en 3 ans de carrière. Aujourd’hui, nos salaires ne doublent même plus en une carrière complète ! Bon, ce n’est qu’un exemple, mais la différence est flagrante.

Les icônes du travail

On en a tous en tête. De Steeve Jobs à Mark Zuckerberg, il y a (heureusement) toujours des contre-exemples. Ceux qu’on nous vend pour tenir. Les fameux « partis de rien » du rêve américain. Il y a plusieurs catégories : les bosseurs acharnés à la fortune collossale, les passionnés, qui ont une véritable vocation, qui annihile tout le négatif ( comme la paye trop faible et les horaires de fous des soignants), les artistes qui vivent de leurs passions… Même cela aujourd’hui s’étiole, leurs langues se délient…

Chercher l’épanouissement ailleurs ?

C’est ma réflexion du moment. Parce que finalement, je me rends compte que les choses qui me passionnent, il est difficile d’en vivre. L’écriture (bon, j’en vis, mais je n’écris pas de fiction, mais des écrits de communication), l’art, le coaching / la psychologie, le soutien à la parentalité… Sont des secteurs difficiles dans lesquels il y a beaucoup d’appelés mais peu d’élus. Alors quoi ? Finalement, est-ce que la tendance à la réduction du temps de travail est la solution pour allier l’alimentaire et le plaisir ? Faut-il par exemple aller chercher le plaisir et le sens dans nos loisirs ou le bénévolat ? Je l’ai fait fût un temps… Cela n’avait pas suffi. Mais je n’avais pas conscience de ce deuil indispensable…

Et chez vous ? Allez, faites moi mentir ! Dites moi que c’est l’éclate totale !

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5 réflexions sur “L’épanouissement par le travail, un mythe ?

  1. Tu sais déjà que ça me parle 😉
    Je m’éclate bien davantage dans mon activité de monitrice de portage, dans mes lectures et mes pelotes de laine que dans mon travail… Et ces « passe-temps » ne sont clairement pas un bon moyen de gagner sa vie, et de plus aurait-on vraiment envie d’y ajouter la pression d’ en dégager un salaire ?

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  2. J’ai connu quelques années d’éclate totale au boulot puis changement de boulot et PAF ! une grande claque dans la gueule. Quoi? Ca ne se passe pas partout « comme ça? ». J’ai encore du mal à m’en remettre 11 ans après. Un boulot que j’ai choisi par passion et dont j’ai fini par être dégoûtée à cause des conditions de travail…

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