Le Goût sucré des fraises

C’est le titre de la fiction que j’ai commencée dans le cadre d’un concours d’écriture organisé par la plateforme Fyctia. Si je vous en parle aujourd’hui, c’est parce que le concours s’est terminé il y a peu et que finalement, cela fait aussi partie des rêves de ma vie : écrire un roman.

Depuis toute petite

J’ai en effet ce rêve enfoui d’écrire un livre. J’ai toujours dévoré les bouquins, beaucoup moins depuis quelques années malheureusement. Enfant j’écrivais des poèmes, j’adorais les rédactions, et ado les poèmes se sont transformés en chansons… Qui ont été égarées.

Cette envie, comme les autres, a été enfouie loin loin loin. Et puis, lors de mon bilan de compétences j’ai du répondre à un questionnaire qui me demandait quels étaient les métiers que je voulais faire enfant. Et dedans, bingo : écrivain !

Mon métier : écrire

C’est mon quotidien dans mon emploi, 90% de mon temps est consacré à l’écriture journalistique. Bien évidemment, rien à voir avec de la fiction, et le contexte dans lequel j’exerce enlève toute liberté à ce niveau… En congé parental, je me suis rendue compte que cela me manquait néanmoins. C’est dans ce contexte que j’ai créé ce blog.

Au départ, un tout autre projet

Avant cette fiction et avant ce blog, j’ai commencé un récit autobiographique. J’échangeais à ce niveau avec une amie auteure qui m’a fait découvrir la plateforme Fyctia, et le réseau d’auteurs qui va avec. C’est celui-ci qui m’a plu et que j’ai intégré via des groupes facebook consacrés. L’idée était d’échanger sur mes expériences d’écriture.

Et puis, un moment, c’est devenu trop lourd à porter. Ce récit autobiographique était terriblement pesant. J’ai participé sur un de ces groupes à un jeu d’écriture, où chacun prend la suite de l’autre, le temps de quelques lignes, avec un mot imposé à placer. Ce fut la révélation. Quel plaisir de laisser l’imagination déborder !

Je longe le quai et j’aperçois les escaliers. Les couloirs du métro sont toujours bondés à cette station. Je me faufile tant bien que mal, serrant mon sac à main contre moi d’une main, et camouflant mon nez dans l’écharpe de l’autre. Me voilà dehors. Enfin. Air pur. Ou presque. On ne peut pas dire que le ciel parisien soit aseptisé… Bref, je m’engage sur le grand boulevard. Plus loin une mamie nourrit les pigeons. Comme si on avait besoin de cela… Ils sont amassés autour d’elle, picorent les miettes de pain, se chamaillent les croûtons. Complètement obnubilée par cette scène banale, je ne m’aperçois pas que je fonce droit sur eux. Collision. Trop tard. Me voilà au milieu de cette troupe de poivreaux imbibés. L’odeur est pire que celle du métro. A ce moment, je préférerais être ASEXUÉE. Rien que leurs regards me salissent.

Sur un coup de tête !

Quelques jours après, un nouveau concours commençait. Le thème ne m’inspirait pas (populaire), mais l’univers adolescent réaliste oui. Sur un coup de tête avec un début d’intrigue mal ficelée, un titre venu comme une apparition, je me suis inscrite. Et comme d’habitude, quand je fais quelque chose, pour être sûre de ne pas renoncer, j’alerte tout le monde, histoire de ne plus avoir le choix. Comme sur ce blog. Moi, me faire violence ? Non jamais !! Et me voilà lancée dans l’aventure du Goût sucré des fraises.

Qu’est-ce que ça raconte finalement ?

Johanna, 16 ans, décide un soir de partir de chez elle, pour se réfugier chez son frère.  Peu de temps après, elle apprend que sa meilleure amie, Caroline, a disparu. Pourquoi ? Jo rentre, soutenue par son frère et son amie, Lise, véritable rayon de soleil et de sérénité. Une histoire à facettes multiples, qui amène, à travers de nombreux points de vue, à revisiter les affres de l’adolescence, entre amitié, amour, secrets et rivalités.

Plus rien ne sera comme avant désormais. J’ai fait mon sac sans réfléchir et je suis partie. Où pouvais-je aller ? Chez mon frère, la seule personne chez qui me réfugier. Je ne reviendrai pas. Je ne peux pas me retourner, parce qu’immédiatement, je me transformerais en statue de sel, figée par la douleur. Le sel de mes larmes. Fuir et oublier, c’est la seule option.

Défi relevé !

En participant à ce concours, j’avais plusieurs objectifs :

  • Le premier, réussir à développer mon intrigue. C’est chose faite puisque je termine avec 27 petits chapitres.
  • Le second c’était tenir dans la durée, puisque le concours dure 3 mois. 3 mois d’écriture, c’est intense ! Finalement j’ai tenu, sans être bloquée dans ma progression par cette histoire de like/partages, pour débloquer les chapitres suivants.
  • Le troisième, un challenge auquel je ne croyais pas, était d’intégrer le top 20. Finalement, j’ai terminé 14e sur 310, un beau résultat pour moi, réellement inespéré.

Au-delà des objectifs il y a les cerises sur le gâteau : l’enthousiasme de mes proches et des lecteurs inconnus, découvrant mon histoire et mon écriture, m’a réellement touchée. Le site lui-même est passé m’encourager sur un de mes chapitres, un vrai boost pour moi en fin de parcours, quand j’avais tendance à m’essouffler un peu.

Et maintenant ?

Le concours est terminé, mais mon récit n’est pas fini. Je dirais qu’il me reste environ un tiers à coucher sur le papier. Je compte le terminer et le proposer à l’édition auprès de Fyctia.

J’ai des bribes d’autres récits dans ma tête, alors maintenant que j’ai commencé, je crois qu’on ne va plus m’arrêter…

Pour le moment, je fais une petite pause, je suis essoufflée !

Pour me lire

C’est ici

Rendez-vous sur Hellocoton !

5 réflexions sur “Le Goût sucré des fraises

  1. D’abord, un grand bravo pour ta 14eme place, quelle Belle reconnaissance après cet investissement. C’est absolument génial, je ne connaissais pas du tout le concept, je le trouve novateur, challengeant et motivant, surtout quand on veut écrire sans avoir d’idée précise en tête!
    Je t’avoue que nous avons pas mal de points communs, outre celui d’être en congé parental, l’envie d’écrire s’est réveillée dans ce contexte. Un récit familial pour ma part. Je n’en suis qu’au début de mes recherches. On verra ce que ça donne. Je t’encourage vivement à faire éditer tes écrits. Te voilà lancée! J’admire ton dynamisme et tes initiatives!

    J'aime

    • J’ai aussi commencé un recit familial comme expliqué dans l’article. Qui parle de la perte de ma seconde fille. Mais c’est trop lourd à porter. Et c’est cela qui m’a amené vers la fiction, qui se révèle assez thérapeutique aussi, sur d’autres plans !

      J'aime

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s