Croyez-vous aux coïncidences ? (second défi)

Moi, non. Pas du tout. Et alors que je m’apprêtais à me procurer le livre dont une amie m’avait parlé Comme par magie, d’Elisabeth Gilbert, je ne sais pas comment, ni pourquoi, mais c’est d’un autre ouvrage sur le même sujet dont je me suis emparée. Je ne m’en suis rendue compte que quelques jours après, en voulant échanger à ce sujet avec elle.

Deux livres, un même thème

Vous l’aurez compris je ne pourrai pas vous parler du premier, ne l’ayant pas lu. Mais le second traite de la même problématique : renouer avec sa créativité, en libérant freins et blocages qui nous gâchent la vie. Je ne sais pas trop comment je suis arrivée à la librairie avec le titre et l’auteur du second bouquin. J’avais regardé quelques jours avant le premier sur internet. Mon inconscient a fait le reste, mais je ne le regrette pas. Et pour le premier, ce n’est que partie remise !

Libérez votre créativité de Julia Cameron

C’est un petit livre de poche édité en 1982… Pas vraiment le genre récent. J’ai commencé à le lire et j’ai tout de suite été emballée. Je m’y suis reconnue. J’ai retrouvé mon attitude face à la page blanche, mon esprit critique saboteur, et surtout, j’ai retrouvé des principes que j’ai déjà expérimentés pendant mes années aux Beaux-Arts et qui, j’en suis sûre, fonctionnent. C’est pourquoi j’ai décidé de me lancer à fond dans cette expérience.

Un programme de « reconquête créatrice »

Bien plus qu’un livre de chevet, c’est un véritable programme sur 12 semaines que propose Julia Cameron. Elle prévient dès le début de l’ampleur de l’investissement que cela nécessite : 7 à 10 heures de travail hebdomadaires, environ une heure par jour, voire plus. Même pas peur. Enfin, si, un peu. Mais il en faut plus pour me faire renoncer. A objectif ambitieux, travail conséquent non ?

Après ces quelques mois intenses, entre le bilan de compétences et le concours d’écriture, je suis un peu épuisée… Et ma créativité aussi. Je cherchais un moyen de rebondir sur le même type de format : trois mois à fond, avec des objectifs précis. En lien avec ma créativité. Alors, j’ai signé et j’ai commencé !

En quoi ça consiste exactement ?

Il y a trois outils de base à la méthode. Le premier est celui qui est le plus difficile pour moi :

Les pages du matin

Il s’agit d’écrire, chaque matin, trois pages manuscrites dans une sorte d’écriture automatique. Peu importe ce que l’on écrit, le sens, l’orthographe, le thème, l’idée est juste de produire cette même quantité, chaque matin, afin de créer des automatismes créatifs et de lever les freins habituels (le syndrome de la page blanche). On ne doit pas relire ce que l’on a écrit avant que huit semaines ne se soient écoulées.

Je ne suis pas du matin et donc les « Miracle Morning » et autres, très peu pour moi… Là, le challenge est important : réussir à faire les pages tous les matins avec les gamins dans les pattes. Cela implique de faire de la place, de leur apprendre à me laisser cet espace.

Cela demande du temps, et en même temps, on rejoint la logique dont j’ai parlé dans cet article : Comment la créativité peut-elle revenir si on ne lui fait pas de place ? Pour être créatif, il faut s’autoriser à rêver, à penser, à sortir des sentiers battus… Ce qui est impossible dans un agenda minuté, où l’on est sans cesse sollicité.

La rencontre avec l’artiste en soi

Il s’agit de mettre en place un rendez-vous hebdomadaire avec soi-même, seul, d’une durée d’environ deux heures, que vous consacrez à votre enfant créatif. L’idée est de nourrir sa créativité. Ce peut être une balade, un achat de feutres, une visite dans un musée, le visionnage d’un film… Là encore, la notion de place qu’on accorde aux choses est essentielle. Si on ne lui en accorde pas, la créativité ne va pas s’imposer d’elle-même.

Remplir son réservoir d’inspiration

C’est vraiment quelque chose d’essentiel, que l’on m’a inculqué en prépa : il faut être curieux, touche-à-tout. La créativité se nourrit de ce qu’on lui donne à voir. C’est le principe du petit carnet d’artiste, celui qu’on trimbale partout, sur lequel on note une phrase qui nous parle, on croque un détail aperçu dans les transports, on note les références d’un film à voir, on gribouille des essais…

Remplir ce puits créatif n’est pas forcément lié au carnet d’artiste, mais je pense que l’idée est là : être à l’affût. Tout est inspiration. Tout est le point de départ potentiel de quelque chose. C’est un état d’esprit. C’est une posture assez enchanteresse, le regard de l’enfant qui s’émerveille de tout. Et cela nécessite une ouverture émotionnelle forte et une grande disponibilité.

Le contrat de créativité

C’est un contrat que l’on écrit et que l’on signe avec soi-même, symboliquement. D’une part, on s’engage à mettre en oeuvre les différents outils et exercices proposés, d’autre part, on affirme être conscients de ce que ce travail va impliquer comme chamboulements, déstabilisations, et nécessitera de prendre (encore plus) soin de soi qu’habituellement.

Un programme hebdomadaire

S’ajoute à ces outils de base un programme détaillé, semaine après semaine, avec des exercices visant à se réassurer, à se questionner, à aller chercher loin les freins qui sont les nôtres…

Un style très américain

Si vous lisez les critiques Amazon, vous remarquerez qu’un grand nombre de déçus se sont arrêtés à la forme du livre. Pas moi, mais je préfère vous avertir.

Comme bons nombres de livres de développement personnel américains, Julia Cameron propose une méthode, sous forme de coaching. On adhère ou pas.

Et surtout, ses écrits, comme beaucoup, (je pense notamment à Marla Cilley, l’auteure d’Entretiens avec mon évier) sont très inspirés et influencés par la foi chrétienne qui l’ anime. Il y a une sorte de spiritualité latente dans son récit qui, néanmoins, n’est pas du prosélytisme religieux, loin de là. Elle parle par exemple d’électricité spirituelle ou d’énergie créatrice. Ne prenez pas peur, arrangez ces concepts avec vos propres croyances !

Et après ?

J’en suis à J3… Alors il va encore se passer quelques temps… Je pense qu’au fil de l’eau, je viendrai vous parler de ce défi, de mon évolution, des résultats (ou non…) Qui se lance avec moi ?!

Rendez-vous sur Hellocoton !

6 réflexions sur “Croyez-vous aux coïncidences ? (second défi)

  1. La créativité, le truc dont j’ai toujours pensé être totalement dépourvue… Même dans mes loisirs créatifs (tricot, point de croix) je ne fais finalement que reproduire un modèle créé par quelqu’un d’autre…

    Aimé par 1 personne

  2. Il me parle beaucoup ton défi. J’avais déjà en tête quelque chose de plus accessible pour moi : essayer de reprendre un carnet et y dessiner une fois par jour. Là j’en suis encore à trouver mon carnet, évidemment c’est repousser l’échéance mais bon, je garde mon petit défi en tête, et j’ai hâte de voir si tu te tiendras au tien, qui est beaucoup plus dur ! Bon courage!
    Violaine

    Aimé par 1 personne

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