A contre-courant

Il y a deux semaines, dernier rendez-vous du bilan de compétences. C’était un rendez-vous de suivi, deux mois après la fin de celui-ci. Cela m’a permis de faire le point, à froid, sur ce que m’a apporté cette démarche, et aussi, sur l’avancée de mon cheminement, depuis.

L’impression d’avoir stagné

J’ai pu expliquer tout ce que j’avais poursuivi depuis début janvier, à un moment où j’ai l’impression de ne pas avoir avancé du tout, d’avoir nagé dans la semoule, pédalé dans la purée… Et finalement, quand j’ai vu les regards épatés de mes interlocuteurs, je me suis dit que si, j’avais dû progresser. Exigeante, moi ? Non…

Une transformation intérieure

Rien que cela ! Oui oui ! Je ne sais pas si le bilan en est responsable ou s’il en est la conséquence, car beaucoup de choses se sont modifiées en parallèle ces six derniers mois :

J’ai pris confiance en moi

Et surtout, je fais ce qu’il faut pour construire cette confiance en moi. Ma vie professionnelle et les échecs refoulés l’avait bien entamée. Grâce à ce bilan, j’ai pris conscience de mes compétences, de mes aptitudes, de mes points forts. A force d’entendre des choses positives, des témoignages de gratitude, ça finit par rentrer… En parallèle, l’Univers s’est chargé de m’envoyer pleins de témoignages positifs dans mes moments de doutes, d’encouragements profonds, qui m’ont réellement portée quand j’en ai eu besoin.

J’ai accepté mes échecs et mes faiblesses

J’ai dû regarder en arrière et verbaliser ce que je considérais comme des échecs. Grâce aux tests de personnalité, de résistance au stress, j’ai mieux compris mon fonctionnement. Cela m’a permis d’être plus indulgente avec moi-même et d’accepter mes réactions.

J’ai aussi pris conscience de mes faiblesses, et donc, aujourd’hui, je peux travailler dessus. Je ne parle pas de faiblesse dans mes compétences mais dans mon savoir-être. Parce que oui, tout est passé en revue. Parmi les points à travailler donc : la confiance en moi. Mais aussi une résistance au stress fortement diminuée, depuis le décès de ma fille. J’ai eu beaucoup de mal à l’accepter, mais c’est un fait, une sorte de dommage collatéral du syndrome de stress post-traumatique… Je ne fais plus face. Et surtout : il m’est inconcevable de me mettre dans des états lamentables pour des choses aussi futiles que le travail !!

j’ai pris conscience de la problématique de la légitimité

J’ai compris, au fur et à mesure des entretiens, que j’avais besoin de faire des formations parce que je ne me sens pas légitime. Je ne considère pas que mon savoir-faire acquis par l’expérience ou que mon savoir-être sont valables. Pourtant, sur certains points, ils pourraient l’être ! J’ai donc un gros travail de fond à faire à ce niveau, qui va de pair avec la confiance en moi.

j’ai renoué avec mes premières amours

Un questionnaire fût un électrochoc : Que vouliez-vous faire quand vous étiez enfant ? Adolescente ? Il y a dix ans ? Que faites-vous maintenant ? J’ai du me rendre à l’évidence. Je ne fais pas ce que j’aurais voulu faire. Et pourtant une partie de moi n’arrive pas à renoncer. J’ai des aiguilles de jalousie qui s’enfoncent dans le coeur quand je rencontre des personnalités qui, elles, ont abouti ces projets là. Mes amours sont invariables, au passé comme au présent : être artiste et écrivain. Déjà gamine, c’était le cas.

Cet électrochoc m’a réveillée. J’ai repris l’écriture de plus belle, grâce à ce blog, mais aussi grâce au défi dont je vous parle ici.

Pour l’art, c’est plus compliqué, mais j’y travaille. J’ai des projets, des envies, et en ce moment, je réalise un défi pour m’y aider… Je vous en parle bientôt. C’est plus long car ici, ma confiance en moi, ma légitimité et mes échecs m’ont saccagée…

Où cela m’emmène-t-il professionnellement ?

Et bien… Justement, c’est là que le bât blesse. Je n’ai pas de projet défini pour le moment.

Comme je l’ai évoqué ici, je crois que j’ai besoin de ralentir le rythme, alléger la pression. Prendre le temps de vivre. Remplir mon réservoir de bonheur. D’épanouissement personnel. Et je crois que cela passera sans doute par moins de travail, dans un premier temps.

Accepter de lâcher prise, et me laisser porter. Permettre à la Vie et à l’Univers de me montrer ce qu’ils ont finalement prévu pour moi. Pas forcément longtemps, mais environ un an. Une semi-année sabbatique en somme. Et après, reprendre, sans doute, cette formation qui me fait envie. Après, quand le réservoir d’énergie sera plein pour repartir de plus belle.

A contre-courant

Et c’est là, avec cette conclusion de l’entretien, que je me sens, malgré la compréhension bienveillante de mon interlocuteur, à contre-courant. De ces gens qui veulent travailler plus pour gagner plus, enchaîner les formations et les promotions. De ces gens qui font la même démarche que moi et en attendent un résultat rapide, voire immédiat, un changement dans les six mois, une évolution éclair de leur carrière. Pour moi, ce cheminement, ce n’est pas juste professionnel. C’est qui je suis MOI, et ça prend du temps, beaucoup de temps. J’espère juste que je me l’autoriserai.

Et vous ? Avez-vous entrepris un bilan de compétences ? Qu’en est-il ressorti, avec le recul ?

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6 réflexions sur “A contre-courant

  1. Pas fait de bilan, non, mais comme toi je regrette de ne pas faire ce dont je rêvais petite. Je me suis fait un planning en douceur et je continue à travailler en attendant que ça se débloque. Parfois on a besoin de faire un break et de se recentrer sur soi pur avancer, je trouve ça bien que tu puisses le faire… tu n’es pas à contre courant tu es en pause! C’est bien de se poser plutôt que de foncer tête baissée . Tu n’en seras que plus sûre de tes choix. Bon courage! Violaine

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  2. Bonjour, bonjour,
    Je suis ton blog avec beaucoup d’intérêt car comme toi, je suis en plein chambardement existentiel ! Je travaille dans la fonction publique et comme tu le dis, ce n’est absolument pas ce que je voulais faire étant plus jeune (en même temps, qui voudrait être fonctionnaire étant jeune ???). Moi je voulais être jockey ! Travailler avec les chevaux… Mais à cette époque, les filles n’avaient pas accès à ce milieu alors…
    Bref, je suis en phase terminale de mon bilan de compétences… J’en suis à l’étape de sonder les métiers qui ressortent de mes introspections… C’est une peu éparpillé… Cela va d’accompagnatrice en tourisme équestre à podo-orthésiste en passant par prothésiste dentaire ou encore animatrice socio-culturelle !!! J’ai aussi oublié la sellerie-bourrellerie !!! Mais les 2 principaux à retenir et qui me font du charme du coin de l’œil sont le travail du cuir et le tourisme équestre… Rien à voir avec mon grand bureau où je me sens pourtant toute étriquée… Je ne respire plus, viens au boulot « résignée » et ne trouve plus ma place au sein de ma structure… Maintenant, j’ai une famille (1 mari et 3 enfants de 17, 15 et 11 ans)… je ne peux pas faire n’importe quoi au risque de déstabiliser l’équilibre familial mais je ne veux pourtant pas me mettre entre parenthèse et continuer à creuser mon trou pour les 20 prochaines années (Oui, oui, d’après mes récentes estimations, j’ai encore au minimum 17 ans à travailler !!!) alors je vais m’accrocher… je n’ai pas de bilan prévu dans 2 mois… J’ai encore 2 séances d’une heure chacune pour faire le bilan de mes recherches et questionnements et après… It’s up to me !!! J’ai peur… mais je ne lâcherai pas… Je n’en peux plus de cette vie de routine et de choses toutes faites qui m’étouffent… J’ai besoin de me servir de mon cerveau, de mes mains, de mon imagination, de mon intelligence (qui a été mise en pause depuis environ 2 ans !)… J’ai envie de vivre tout simplement… Je vais continuer à suivre ton blog car j’ai l’impression de suivre ton parcours en parallèle même si nous n’avons pas les mêmes horizons…
    Accroche toi à tes rêves !!!

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