Un zeste d’audace pour incarner sa vie

Audace, zone de confort, légitimité, syndrome de l’imposteur et procrastination. Cinq concepts de mon quotidien qui me font tourner en bourrique. Je viens de comprendre que tous sont liés, et qu’ils interagissent les uns avec les autres. Il faudra bien plus d’un article pour faire le tour de la question ! Aujourd’hui, je vous parle audace et zone de confort !

Une bonne dose d’audace

C’est ce qu’il m’aura fallu pour ouvrir ce blog, me lancer et me dévoiler à vous, inconnus, mais aussi à vous, là, au premier rang : mes proches. Dans un moment de folie de courage extraordinaire, j’ai oublié — euphorie de la nouvelle année aidant — tous les freins qui m’en avaient empêchée jusque là : « Te dévoiler ainsi, enfin, tu n’as donc aucune pudeur ? » ; « Tu auras l’air fine si tu laisses tomber ton projet. » ;  « Et si tu changes d’avis, que ton projet évolue, tu leur diras quoi à tous ? » ; « Et puis franchement, on s’en fout de ta vie ! Ton expérience n’apporte rien aux autres ! » ou encore « D’autres parlerons du même thème avec bien plus de pertinence et de légitimité que toi ! »

L’autosabotage comme zone de confort

Je continue ? Je pense que vous visualisez bien la scène et que vous l’avez tous vécue au moins une fois : l’autosabotage. Je fonctionne naturellement comme cela, au point que la dépréciation est devenu ma zone de confort personnelle. C’est assez paradoxal, effectivement, mais, lorsque l’on manque de confiance en soi, il est tellement plus facile de ne rien tenter, de rester dans ses habitudes, pour éviter d’être déstabilisé par une idée  à la con de génie, de risquer un échec ou encore de subir les railleries d’autrui.

Abandonner ses repères

Finalement l’audace, c’est cela. C’est sortir de cette zone confortable qui n’est rien d’autre qu’une prison dorée : pas de prise de risques mais un ennui terrible, une estime de soi qui se fait la malle et une frustration extrême devant ceux qui réussissent tout ce qu’ils entreprennent (c’est notre perception, eux, ils osent simplement !) L’audace nécessite d’abandonner ses repères et d’aller vers l’inconnu. On a tout à perdre, effectivement, mais aussi tout à gagner ! Pourquoi ?

Les défis c’est la vie !

Faire quelque chose de nouveau réveille notre cerveau, notre corps tout entier. L’intérêt suscité par la nouveauté, les apprentissages que cela nécessite, l’adrénaline sécrétée tout ce temps… On se sent enfin vivant. Qu’est-ce qu’on risque ? De se planter ? D’être mal jugé ? Et alors ? N’apprend-on pas aux enfants que quand on tombe on se relève, et que la fois suivante, on ne tombe pas ? Ne leur dit-on pas de se moquer du regard des autres et de continuer à avancer ?

On a tellement à y gagner : cette sensation d’être vivant, cet intérêt renouvelé, ces apprentissages subtils, ce partage avec autrui, cette fierté d’avoir osé, celle d’avoir réussi, celle d’avoir grandi, tout simplement…

Stoppez votre juge intérieur !

A quoi rime une vie sans plaisir, par peur de la prise de risque ? J’ai grandi avec des tas d’injonctions dans ce sens, et j’en entend encore autour de moi :

  • Ne vas pas dans l’herbe, il y a des vipères,
  • Ne plonge pas dans l’eau tu vas te noyer,
  • Ne lance pas de boule de neige, elle peut contenir des cailloux,
  • Ne cours pas, tu vas glisser…

Est-ce une vie qui vous fait envie, vraiment ? Moi NON ! Mais force est de constater que ces injonctions m’ont imprégnées et que ma petite voix intérieure est bien plus souvent négative qu’encourageante.

Soyez bienveillants

Parlez-vous comme vous parleriez à votre meilleur ami ou à votre enfant intérieur. Soyez doux avec vous même. Donnez-vous les encouragements que vous aimeriez recevoir et transformez votre petit démon intérieur en une grannie réconfortante.

Faites l’effort de transformer vos ruminations en affirmations positives, cela deviendra petit à petit un réflexe.

Ainsi : « C’est très courageux de te dévoiler ainsi dans ton blog » ; « C’est un beau projet que tu partages » ; « Ton cheminement fera certainement écho à d’autres » mais aussi : « Sens comme l’herbe est douce sous tes pieds ! » ; « Profite, il fait beau, apprécie cette baignade ! » ; « Faisons une bataille de boule de neige ! » ; « Dis donc, tu cours super vite ! »

Refusez de croupir dans la peur !

Avec tous ces exemples, vous le constatez : c’est la peur qui dicte souvent nos vies, à différents niveaux. J’en ai déjà parlé dans cet article, de la peur. Elle s’immisce partout et vous empêche de respirer. C’est la peur qui vous paralyse.

Alors que décidez-vous ? La laisserez-vous gagner ? Arrêterez-vous de traverser la route par peur de vous faire écraser ? Eviterez-vous le contact humain pour ne pas vous faire agresser ? Renoncerez-vous à faire des enfants par crainte de les voir s’éloigner ? Étoufferez-vous vos projets professionnels par peur d’échouer ?

Cet article est inspiré du  carnaval d’articles sur le thème de l’audace, lancé par Emeline, qui tient le blog « Si j’osais« . Evidemment il était trop tard pour que j’y participe, mais tant pis, le thème m’inspire, alors je me suis lancée quand même ! Et oui, Emeline, j’ai osé participer en retard  à ton carnaval d’articles 😉

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