Le pouvoir de la visualisation

[Carnaval d’articles inside !] Voilà déjà trois semaines que je me suis lancée dans le challenge de Julia Cameron sur la créativité et que je m’y attelle consciencieusement, jour après jour, page après page. Dès les premiers exercices, quelque chose a attiré mon attention : les affirmations positives. Ce n’est pas la première fois que je les croise sur mon chemin de vie, ni la première fois que je les expérimente, avec succès. Développement personnel, yoga, relaxation, sophrologie ou même hypnose. Tous y reviennent. Petit focus sur ce qui pourrait véritablement changer votre perception des choses.

Qu’est-ce que c’est ?

Dans le livre de Julia Cameron, on parle d’affirmations positives, en opposition avec les pensées négatives, issues de notre juge intérieur (qui viennent souvent d’une remarque faites par autrui et que nous avons intégrée). L’idée est de contrebalancer le poids de ces pensées parasites qui entravent notre confiance en nous et notre créativité, en se répétant des phrases opposées tous les jours.

En Yoga, on parle du Sankalpa. Il s’agit d’une phrase descriptive au présent (et non pas « j’aimerais que… ») décrivant quelque chose que nous aimerions voir devenir réalité. Cette phrase est conscientisée au cours de séances de Yoga Nidra notamment (yoga de l’éveil, sorte de relaxation poussée au demi-sommeil pour situer) alors que la conscience est dans un état quasi-hypnotique.

En (auto)hypnose, on parle d’imagerie mentale ou de visualisation. Le principe est le même et certainement très inspiré du yoga. L’idée est de travailler avec son subconscient et de s’entraîner sur une situation que l’on souhaite voir évoluer. Plus on s’entraîne mentalement, plus la visualisation est précise, on imagine avec nos 5 sens, on perçoit les odeurs, le vent sur notre peau, les saveurs, on entend les bruits…

En sophrologie, en relaxation, nous sommes sur des processus similaires. Ainsi en préparation à l’accouchement, on s’imaginera le jour J, gérer au mieux la douleur, dans l’environnement hospitalier (la plupart du temps), et on se verra même travailler l’expulsion du bébé, le sentir sur notre ventre, etc.

Un concept qui va de pair avec la loi de l’attraction

Très en vogue en ce moment dans les ouvrages de développement personnel ! L’idée est que nous attirons vers nous certaines choses, certaines personnes, du positif ou du négatif, en fonction de notre état d’esprit, de notre vécu, etc. C’est aussi une conception qu’on retrouve en psychologie puisqu’on peut vite se rendre compte qu’on fonctionne selon des schémas qui nous sont propres (pourquoi devient-on TOUJOURS amie avec une personnalité toxique, par exemple ou pourquoi ne nous mettons nous en couple qu’avec des infidèles, etc.) Donc, une affirmation positive aiderait à attirer cette chose positive, tandis qu’une affirmation négative attirerait l’inverse.

La pensée magique ?

Vous allez me dire que nous ne sommes pas loin de ce que la psychanalyse appelle la pensée magique chez les enfants, stade de développement normal, qui deviendrait préoccupant, voire pathologique, s’il se poursuit à l’âge adulte.

La pensée magique, c’est l’idée que la puissance de nos pensées, de nos désirs, peut provoquer leur accomplissement. Dit comme cela, ça parait fou, et pourtant… On prie nos Dieux dans ce sens, on allume des bougies, achète des pierres, met en place des rituels depuis la nuit des temps. C’est ancré dans toutes les cultures du monde.

Pourquoi et comment ça marche ?

Je ne suis pas assez calée sur le sujet pour vous parler des mécanismes en jeu, entre inconscient et conscience ! Et je ne vous parlerais pas de cette histoire de vibrations de la théorie de la loi de l’attraction, parce que je n’y crois pas vraiment… Par contre, voilà ce que je peux vous en dire :

On reprogramme notre cerveau sur du positif et on reprend confiance en nous

Nous avons parfois une tendance à l’autosabotage. J’en ai parlé ici. A ressasser des pensées négatives qui nous bloquent, nous ralentissent, mettent des bâtons dans les roues de notre vie et parfois carrément nous paralysent. Notre raisonnement s’est imprégné de ce négatif au point que parfois, on ose plus rien du tout.

En prenant conscience de ces freins, en les identifiant, on peut les inverser. Bien-sûr au début, Vous aurez du mal à croire cette petite voix qui vous semble si artificielle lorsqu’elle glisse à votre oreille que vous êtes formidables et que vous allez réussir votre reconversion (exemple pris au hasard NDLR…) Parce que celle qui vous dit que vraiment, c’est du délire, un caprice d’enfant gâté qui refuse de grandir, de l’utopie etc. Ben, elle parle fort. Elle est entraînée. Surentraînée. Et pour la faire taire il en faudra du temps, de la patience, de la persévérance. Il faudra peut-être l’écrire, le lire, l’entendre à haute voix, pour s’en imprégner et l’intégrer comme une nouvelle réalité, jusqu’à ce qu’elle devienne un réflexe, comme l’autre, et surtout à la place de l’autre.

On change d’attitude face à la vie

Fini le verre à moitié vide ! Mais je vous vois d’ici me dire « C’est pas parce que je pense que je suis un pilote que je ne vais pas me vautrer en voiture ». Certes. par contre, si tu penses que tu conduis mal, tu vas être hésitant dans le carrefour, tu vas t’empêcher de prendre la voiture par temps neigeux, tu ne vas pas t’autoriser à aller à ce super concert parce que « non, vraiment, il est trop loin et en bagnole, ça va pas le faire.  » Si tu penses que tu es un pilote, tu hésiteras moins au carrefour et tu pileras pas bêtement, empêchant ainsi au gars derrière toi de s’encastrer dans ton coffre, tu rouleras sous la neige et ainsi acquerras de l’expérience, de la dextérité, et une nouvelle compétence. Et tu ne limiteras plus tes choix de vie par peur de ne pas être capable. C’est déjà pas mal non ?

Ce qui ne fonctionnera pas

Je crois foncièrement que la visualisation positive peut nous aider à évoluer et à faire changer les choses dans notre vie quotidienne, si tant est qu’elle est utilisée sur des choses qui dépendent de nous, et uniquement de nous. Sur la manière dont nous agissons, dont nous percevons les choses. Oubliez donc de tenter de gagner au loto, par exemple ou l’idée de transformer vos proches dans ce que vous aimeriez qu’ils soient !

Mon expérience de la pensée positive

Si je vous en parle aujourd’hui, c’est que je l’ai expérimentée quelques fois et que j’ai été convaincue de ses bienfaits.

Pour mon dernier accouchement

C’est la première fois que je me mettais dans ces dispositions. Un vrai défi personnel, une naissance par voie basse après 3 césariennes. Je ne vous cache pas qu’il fallait y croire fort, et que garder confiance n’a pas été évident. La force de l’intention était nécessaire pour garder le cap. Pour ce faire :

  • J’ai restreint les contacts avec les personnes qui m’auraient découragées voire paniquées, concernant ce projet. J’ai aussi évité d’en parler, tout simplement, pour éviter d’avoir des échos négatifs ;
  • Je me suis faite accompagner par des professionnels — doula, gynecologue, sage-femme — convaincus que c’était possible (dans le même esprit, comment réussir si eux n’y croient pas ?) et qui me remettaient dans ce droit chemin dans les moments de doute ;
  • J’ai travaillé mon Sankalpa à chaque séance de Yoga Nidra ;
  • J’ai fait une préparation à l’accouchement personnalisée à mon projet, en hypnose.

Pour la reconquête de ma créativité

J’ai tenté de l’utiliser à ce sujet il y a quelques temps, désespoir dans l’âme, devant le syndrôme de la page blanche dont j’ai parlé ici. J’ai donc commencé par revoir mon Sankalpa dans ce sens ( ma pratique du yoga nidra est assez régulière, minimum une fois par mois). L’idée étant de réussir à lever mes blocages, totalement psychologiques.

Je me suis faite violence également, parce que je fonctionne comme cela. Me donner des coups de pied aux fesses, en me disant qu’il va bien falloir que j’y arrive, je le fais tout le temps et sur pleins de sujets. Bon, là, je ne suis pas sûre que mon exemple soit à suivre… Surtout que je suis la première à prôner la bienveillance avec soi-même (fail)…

Et puis, j’ai entamé ce défi créatif. Et j’ai retrouvé ce principe de visualisation positive. Je m’attelle, chaque jour, à verbaliser mes propres freins, mes autocritiques, mes jugements, et à verbaliser leur opposé, à l’écrire, à le lire donc. Je n’ai pas beaucoup de recul, puisque je ne fais cela que depuis 3 semaines, mais j’ai l’impression que ça fonctionne.

Et vous ? Que pensez-vous et quelle est votre expérience de la pensée positive ?

J’ai bien envie de faire de ce sujet mon premier carnaval d’articles… Alors amis et accolytes blogueurs, n’hésitez pas, si le sujet vous parle ! Créez votre article et postez le lien en commentaire !

[EDIT] si vous voulez vous initier à la pensée positive, filez donc voir ce que Julie propose ici 🙂

 

5 réflexions sur “Le pouvoir de la visualisation

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