Faire une place pour un nouveau souffle

J’ai fait le choix il y a quelques temps de laisser mes projets de reconversion décanter un peu. Chaque pas en avant m’ouvrait des chemins nouveaux, mais en friche, chaque chemin défriché me faisait douter, et parfois aboutissait sur un énorme rocher qui me barrait la route.

De déception en déception

Mes projets « sécurité » comme la reprise d’études en psychologie n’ayant pas abouti ; ceux sur l’art-thérapie ne me correspondant pas du tout, j’avoue que je me suis un peu découragée. J’ai bien quelque chose dans mon chapeau qui devrait aboutir, mais pas suffisamment avancé ni élaboré pour pouvoir vous en parler… Je me suis dit qu’il fallait laisser le temps au temps et ne pas se précipiter… Au risque de le regretter.

Faire une place pour un nouveau souffle

C’est en substance le conseil que m’avait donné une amie. J’ai donc accepté de reprendre à mi-temps ou presque, mon travail précédent, sans projet défini. J’ai bien monté ma boite Pour des projets qui semblent ne pas aboutir aujourd’hui. Comme pour combler le vide justement. Et je me suis dit :

Fais confiance à la vie. Fais confiance à la vie. Elle te portera vers ce qui te convient. Si toi tu ne sais pas, elle, SAIT.

Je suis persuadée, en tout cas je l’étais, que si je ne faisais pas de place pour quelque chose de nouveau, si je ne créais pas un espace qui n’existait alors pas dans ma vie, rien de nouveau/juste n’arriverait à s’y ancrer. Comment poser un nouveau livre sur une table de nuit qui déborde de bazar ? Rangez-là, videz-là, créez de nouveaux espaces.

J’avoue qu’il a fallu que je me répète ces phrases comme un mantra à peu près tous les jours pour tenter de rester sur cette ligne.

A l’aube du découragement

Seulement un mois que j’ai repris le travail. Je peine à occuper de manière « productive » mes journées non travaillées. Je déprime la veille de celles-ci (et pourtant c’est pas mon travail qui me comble actuellement) Je peine à avancer mes projets artistiques. Je ne suis pas douée avec la pression de la productivité. Ça tue ma spontanéité et ma créativité. Je procrastine (un peu). Je continue mes recherches concernant ma reconversion et je tourne en rond (beaucoup) Chaque nouvelle porte me rappelle que je ne suis pas soignante, ni psychologue et que mes aspirations ne sont pas accessibles.

J’avoue que je suis à deux doigts de me décourager. Je me répète en boucle mon mantra. mais je sais la frontière tenue entre « laisser les choses décanter » et « laisser les choses s’enliser ». J’ai peur de basculer dans la seconde et de m’en rendre compte tardivement, trop tard. Je navigue maladroitement entre ces deux aspects, espérant ne pas perdre le fil.

On a chuchoté dans mon oreille

Plusieurs fois. Une même piste. Des personnes d’univers différents, qui me connaissent bien. On a chuchoté mais je n’étais pas convaincue. Ma propre expérience en la matière n’avait pas été convaincante. J’ai laissé de côté, et puis. J’ai exploré. On m’avait parlé de thérapies brèves. J’ai commencé à regarder la Gestalt Thérapie, inspirée par Emeline. Et puis j’ai regardé l’hypnose, convaincue par ma propre expérience. Et puis, je me suis dit ok, je vais aussi explorer cette voie.

J’avoue que dans un premier temps ce qui m’a incité à le faire, outre les petites voix bienveillantes à mon oreille, c’est le fait qu’une formation existe sur Dijon. Aujourd’hui, je ne me sens pas, d’aller par monts et par vaux, tous les mois voire toutes les semaines, pour me former.

Il n’y a pas de hasard

C’est une de mes convictions. C’est pourquoi je me suis réellement penchée sur la question. Que cette piste revienne de manière récurrente dans ma quête, ce n’est pas quelque chose d’anodin. Je crois aux chemins circonstanciels. J’ai donc pianoté sur internet. Trouvé deux écoles sur Dijon qui forment sur ce sujet (lequel me direz-vous ? Soyez patients !!) J’ai épluché. Les syndicats professionnels, la réglementation, les autres écoles françaises, les différents courants. L’une des deux écoles me convainquait plus que l’autre. Et sur le site internet, je découvrais que le lendemain, une journée portes ouvertes avait lieu. Il n’y a pas de hasard.

Créer de nouveaux espaces de respiration

C’est une phrase que répète souvent ma prof de yoga. Elle prend un sens nouveau. Là-bas j’ai retrouvé beaucoup de ce que m’apporte le yoga. Dans la philosophie. Dans ce que j’ai envie de transmettre, dans ce que le yoga a permis de transformer ma vie. Et pourtant ce n’est pas du yoga. Mais le discours du formateur m’a parlé. Je m’y suis reconnue. Et enfin j’ai su : c’est cela. C’est cela dont j’ai besoin aujourd’hui. C’est cela que je peux / veux transmettre, c’est à cela qu’il faut que je me forme, pour une transformation tant personnelle que professionnelle. La sophrologie. Un nouveau souffle, de nouveaux espaces de respiration. Enfin j’ai trouvé. Depuis je me sens alignée.

 

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